Actualité — Depuis la déclaration du printemps 2026, portant sur les revenus 2025, un meublé de tourisme non classé relève du micro-BIC jusqu’à 15 000 € de recettes annuelles avec un abattement forfaitaire de 30 %, contre 77 700 € et 50 % pour un meublé classé ou une chambre d’hôtes. Ces seuils résultent de la loi n° 2024-1039 du 19 novembre 2024, dite loi Le Meur (service-public.gouv.fr, page vérifiée le 15 avril 2026 ; code général des impôts, art. 50-0).
C’est la question que nous entendons le plus souvent depuis le printemps : « est-ce que ça vaut encore le coup ? » Oui, mais l’écart entre un logement classé et un logement qui ne l’est pas est devenu suffisamment large pour mériter d’être calculé, une fois, sérieusement. Voici ce qu’il faut comprendre, et ce que le classement implique concrètement.
Ce guide décrit le cadre général applicable aux loueurs en meublé non professionnels. Il ne remplace pas l’avis d’un expert-comptable : chaque situation dépend de vos autres revenus, de votre patrimoine et de vos projets. Vérifiez votre cas auprès d’un professionnel ou des services fiscaux.
Micro-BIC : le régime par défaut, et ce que le classement y change
Les revenus d’une location meublée sont des bénéfices industriels et commerciaux (BIC), pas des revenus fonciers. Sous le régime micro-BIC, l’administration applique à vos recettes un abattement forfaitaire censé couvrir toutes vos charges : vous ne déduisez rien d’autre.
Pour les revenus 2025 déclarés en 2026, deux régimes coexistent selon que le logement est classé ou non :
- Meublé de tourisme non classé : plafond de recettes de 15 000 € par an, abattement de 30 %.
- Meublé de tourisme classé et chambres d’hôtes : plafond de 77 700 €, abattement de 50 %.
Deux conséquences pratiques, souvent mal perçues. D’abord, à recettes identiques, la base imposable d’un logement non classé est nettement plus élevée que celle d’un logement classé. Ensuite, le plafond de 15 000 € est atteint plus vite qu’on ne le pense sur la côte : un bien correctement rempli en juillet-août et sur les ailes de saison peut le dépasser, ce qui fait basculer d’office vers le régime réel.
Le régime réel : pas un gros mot
Au-delà des plafonds (ou sur option) s’applique le régime réel : vous ne bénéficiez plus d’un abattement forfaitaire, mais vous déduisez vos charges effectives et pratiquez l’amortissement du bien et du mobilier selon les règles en vigueur. Sur un logement qui supporte des frais réels significatifs, intérêts d’emprunt, travaux, charges de copropriété, honoraires de gestion, assurances, taxe foncière , ce régime est fréquemment plus favorable que le micro-BIC, y compris pour un meublé classé.
Il suppose en revanche une comptabilité tenue, et donc en pratique un expert-comptable. C’est un arbitrage à faire une fois, chiffres en main : le forfait est simple, le réel est précis ; ce qui coûte cher, c’est de rester au forfait par habitude alors que le réel serait plus avantageux, ou l’inverse.
Dans les deux cas, vous aurez besoin de la même chose : des chiffres fiables, mois par mois. C’est exactement ce que produit un compte rendu de gestion mensuel, un point que nous développons dans notre comparatif conciergerie traditionnelle ou premium.
Le classement en meublé de tourisme : comment ça marche vraiment
Le classement est une démarche volontaire : c’est au loueur d’en faire la demande. Il est prononcé pour cinq ans, dans une échelle de 1 à 5 étoiles, sur la base d’un référentiel national organisé en trois chapitres (équipements et aménagements, services au client, accessibilité et développement durable) comprenant des critères obligatoires, des critères optionnels et des prérequis. La visite de contrôle est réalisée par un organisme évaluateur accrédité selon la norme NF EN ISO/CEI 17020 (code du tourisme, art. D324-2 à D324-6-1 ; arrêté du 2 août 2010 modifié par l’arrêté du 24 novembre 2021 ; Atout France).
Autrement dit : ce n’est ni un label marketing ni une formalité déclarative. C’est une visite, un référentiel, et un résultat qui peut être inférieur à ce que vous espériez. Mais c’est aussi une démarche accessible, valable cinq ans, et dont l’effet fiscal se mesure chaque année.
Au-delà de la fiscalité, ce que le classement apporte
- Une grille de lecture objective de votre logement : le référentiel pointe les manques que les voyageurs ressentent sans toujours savoir les nommer.
- Un argument commercial sur les annonces et auprès des offices de tourisme.
- Une base pour investir utilement : les critères qui manquent pour une étoile supplémentaire sont souvent ceux qui améliorent aussi les avis.
Les autres obligations à ne pas confondre avec la fiscalité
Trois régimes distincts se superposent, et les propriétaires les mélangent souvent :
- La fiscalité (micro-BIC ou réel), traitée ci-dessus.
- La déclaration en mairie et l’enregistrement du meublé, dont les modalités dépendent de la commune : certaines l’imposent, d’autres non. Le réflexe reste de vérifier auprès de votre mairie ce qui s’applique à votre logement.
- La transmission de données par les plateformes : depuis le décret n° 2026-196 du 19 mars 2026, dans les communes ayant institué la procédure d’enregistrement, les intermédiaires transmettent chaque année le numéro d’enregistrement, les adresses des annonces et le nombre de jours loués, pour l’année en cours et la précédente.
S’y ajoute, côté prestataire, le cadre de la loi Hoguet si vous déléguez la gestion : c’est un sujet différent, mais tout aussi vérifiable, que nous détaillons dans notre guide sur la Carte G et la loi Hoguet.
Ce que nous faisons, et ce que nous ne faisons pas
Nous ne sommes pas experts-comptables et nous ne remplissons pas votre déclaration. En revanche, nous intervenons sur les deux points qui la conditionnent :
- nous vous accompagnons dans la démarche de classement : lecture du référentiel appliquée à votre logement, liste des manques à corriger, mise en relation avec un organisme évaluateur ;
- nous produisons des comptes rendus de gestion mensuels (réservations, revenus, dépenses, taux d’occupation) qui donnent à votre comptable, et à vous, des chiffres exploitables sans avoir à reconstituer une année à partir de trois interfaces de plateformes.
Et nous travaillons le remplissage, parce que c’est de là que vient le revenu : les leviers concrets sont détaillés dans notre guide sur les revenus d’une location saisonnière en Vendée.
Faisons le point sur votre bien
Si vous ne savez pas si votre logement passerait le classement, ou si le seuil de 15 000 € vous concerne déjà, un appel suffit généralement à y voir clair. Nous intervenons notamment sur Talmont-Saint-Hilaire et Port Bourgenay, Jard-sur-Mer, Saint-Vincent-sur-Jard et l’île de Noirmoutier.
Parlons-en sans engagement. 07 56 92 17 85, ou via la page contact. Je vous réponds personnellement.
Laetitia, Zen Keys · conciergerie de location saisonnière haut de gamme sur la côte vendéenne.
